All artworks/Pictures are copyright 1997-2013, François Morel.

Peinture murale, 2004, Paris.
@ Exposition "Nu_Sign 2.4" galerie ArtCore.

Remplissant entièrement la surface d’un mur, la phrase « Don’t Believe the Hype » se détache lettres blanches sur fond noir en reprenant la typographie du single éponyme du groupe de rap Public Enemy. Si, dans la bouche des rappeurs, le mot hype fait référence à la représentation négative de leur groupe produite par des médias, il découle du terme hyperdermique qui à l’origine désigne une seringue puis dérive dans les années 1950 pour figurer quelque chose de factice, d’illusoire.
François Morel souligne dès lors la dépendance aux phénomènes de mode qui peuvent assujettir certaines manifestations post-graffiti à une recherche uniquement formelle et décorative. La critique agit directement là où elle s’exprime, ouvrant une brèche dans laquelle une pensée perturbatrice peut s’engouffrer.

François Aubart

Article dans Liberation du 19 juillet 2004