All artworks/Pictures are copyright 1997-2013, François Morel.

François Morel, né en 1974, vit et travaille à Paris.

Depuis le milieu des années 1990, le travail visuel de François Morel s’est inscrit pour une grande part dans l’espace urbain.

Longtemps, ses propositions se sont engagées à réaliser une analyse du pouvoir et de la représentation des comportements sociaux en la concentrant au sein de mots et de phrases qui surgissaient dans la ville.

La méthode soutient l’idée d’une résistance à l’hégémonie des médias de masse, à la société du spectacle et au système libéral qui poussent à une consommation exacerbée.

Le choix du médium (affiches, autocollants, pochoirs) est toujours lié de façon étroite au contexte dans lequel le travail s’inscrit.
Les documents photographiques ou filmés de ces travaux deviennent des traces.

Certains médiums comme la vidéo sont eux utilisés comme des marquages, des repères qui viendraient fixer l’action pour mieux la souligner.

Les formes créées par les mots et par les images font appel tant à la réalité politique et sociale qu’à une poétique intérieure ; ils permettent une confrontation du présent et de sa mémoire.

La dualité n’est pas antinomique et elle peut être évoquée par un espace mobile qui viendrait recueillir, par un son ou une phrase, par des mots dits ou écrits, toute l’importance d’une réflexivité artistique autonome.

Parallèlement à ces pratiques urbaines, depuis 2000, François Morel réalise aussi des projets qui s’articulent encore plus précisément autour de la notion de mémoire, de traces et d’archives.

D’autres réalisations conçues pour des espaces d’exposition font intervenir des expériences à la fois critiques et personnelles.

En utilisant des images d’actualité, des extraits de films historiques, ou réalisant de courtes vidéos pensées en boucle, François Morel réalise des installations où chaque élément (visuel, sonore, lumineux) s’agence en fonction des conditions d’exposition et analyse les problématiques inhérentes à notre contexte contemporain.